Mot du Directeur
Publié par sanghoi le Mardi 23 septembre 2008
L’enthousiasme de la Révolution de Mars 1991 a favorisé la naissance des radios libres au Mali. Des personnes physiques et morales se sont ainsi dotées de stations de radios qui ont commencé à émettre sans autorisation, pour la plupart.
En 2008, le paysage audiovisuel du Mali est quantitativement le plus riche de l’Afrique. En dix sept ans (c’est-à-dire de 1991, date de libéralisation des ondes à ce jour), il a connu une évolution fulgurante. Le nombre de radios privées est passé de trois opérationnelles en 1992 (Radio rurale de Kayes, Radio Bamakan et Radio Liberté) à environ cent dix (206) en 2008 dont une quinzaine dans la seule capitale.
Après ces considérations d’ordre général, nous abordons le cas spécifique de Koulikoro qui du reste est semblable à celui de l’ensemble du Mali.
L’analyse a prouvé que le volet de la communication n’avait pas été suffisamment pris en compte dans les programmes de développement.
Pour combler cette lacune nous nous sommes lancés dans cette voie à Koulikoro pour apporter notre concours au développement.
Convaincus d’avance qu’aucun modèle de développement ne peut se concevoir et avoir des résultats appréciables s’il n’est fondé sur une stratégie de communication adaptée et performante.
Le besoin d’informer, de former est réel dans la mesure où une large majorité des populations reste sous informée.
Les problèmes auxquels les populations sont confrontées sont complexes et demandent à être résolus rapidement. Pourtant l’outil médiatique est indispensable pour couvrir les besoins combien nombreux.
De ce pas nous empruntons la voie qui mène à l’expérience conduite il y a de cela treize ans dans la cité du Méguetan (Méguetan nom donné à l’ancienne province historique de Koulikoro).